Témoignages inspirants

Perrine révolutionne les cosmétiques

Un merci tout spécial à Orianne pour m’avoir fait découvrir la marque et le travail de Perrine et ses cosmétiques!

Si vous êtes sensibles aux valeurs des produits issus de l’agriculture biologique et que vous voulez tester une approche différente, je vous conseille de faire un tour sur Seconde Nature 🙂

Perrine Rase - Fondatrice de Seconde Nature

Son témoignage met en lumière sa démarche, je vous laisse découvrir…

Bonjour Perrine ! Peux-tu te présenter et présenter ton concept de cosmétiques en quelques mots ?

Bonjour, je m’appelle Perrine Rase, je suis belge, j’ai 29 ans.

J’avais près de 24 ans quand j’ai eu l’idée de créer Seconde Nature.

Au départ du projet, je voulais proposer des soins cosmétiques naturels et sur-mesure (uniques, adaptés à chacun). Mais je me suis heurtée à des problèmes de législation / règlement (chaque formule doit être enregistrée et validée) car il s’agit d’un milieu très règlementé.

Du coup je me suis dit « ce concept de formules sur-mesure n’est pas réalisable mais je vais trouver quelque chose d’inédit ».

J’ai donc pris le temps de regarder ce qui se faisait. Je me suis rendu compte de la chose suivante : les cosmétiques bio / naturels se développent depuis près de 30 ans et sont essentiellement à base d’huiles végétales et d’huiles essentielles.

Or, même si je trouve que les huiles essentielles sont efficaces et agréables, on ne doit pas les prendre à la légère ! Il s’agit plutôt de produits à utiliser avec une posologie adaptée, un peu comme un médicament. Comme elles sont très puissantes, d’après moi, elles sont peu adaptées à une utilisation dans les soins quotidiens. En particulier pour deux raisons. D’une part, comme tout produit puissant, si on les utilise trop, on risque de développer des allergies. D’autre part,  certaines personnes ont la peau tellement sensible qu’elles sont intolérantes aux huiles essentielles.

Or, je voulais vraiment proposer des cosmétiques naturels, biologiques,… et qui conviennent vraiment à tout le monde.

Il y a un autre point qui me tenait à cœur. Il est surtout lié à la perception que les gens ont de la cosmétologie bio. C’est un peu moins le cas maintenant mais quand j’ai démarré le projet, il y avait beaucoup de clichés autour du bio. Je caricature un peu mais les gens pensaient que seuls des hippies qui courent tout nu consomment du bio. Je voulais sortir de cette image. En effet, on peut avoir des cosmétiques naturels, sains, qui sentent bon et qui se conservent bien.

Mon objectif est vraiment d’aller chercher les gens qui a priori ne sont pas du tout adeptes des produits biologiques,… Comme des consommateurs de produits classiques de pharmacie par exemple, même  s’ils ont une conscience écologique. Je cherche à les faire passer du côté Green de la force en venant avec des propositions de produits qui correspondent à leurs attentes : accessibles, jolis, qui sentent bon et surtout, qui transmettent et provoquent des émotions.

En bref, je voulais dépoussiérer, démarginaliser cette idée des cosmétiques bio.

Un troisième aspect qui me tenait à cœur : la cause animale (je suis bénévole d’un refuge pour animaux de ferme). Je pense aux matières animales présentes dans les cosmétiques ainsi qu’aux tests sur les animaux.

C’est donc un aspect qui me touche et que j’ai voulu impliquer dans ma réflexion afin de le proposer au grand public.

Après un an et demi de travail de l’ombre et de préparation, j’ai lancé ma gamme sur le marché belge, il y a deux ans et demi.

Mes produits sont désormais disponibles sur mon e-shop, auprès de partenaires comme slowcosmetique.com et en Belgique, les produits sont même disponibles en pharmacie. Peut-être bientôt en pharmacies françaises ☺

As-tu déjà rencontré des difficultés ? Si oui, comment les as-tu surmontées ?

Bien sûr ! Entreprendre en Belgique, c’est un peu le parcours du combattant.

Ceci dit, je pense que la première difficulté c’est celle qu’on s’impose à soi-même, et j’ai vécu ça personnellement.

On est là à se dire « oui mais non, mais c‘est compliqué, mais j’aurais pas le temps ». On se met un tas de fausses bonnes raisons pour ne pas le faire.

J’avais 23 ans, je ne connaissais rien à l’entrepreneuriat. Je viens d’un milieu modeste donc n’ayant pas de modèle de réussite d’entrepreneuriat, je me disais « qu’est-ce que je vais faire ? Je vais me planter ! »

Il y a la barrière financière aussi qui peut couper l’herbe sous le pied. Alors qu’en fait, il y a d’autres façons de s’y prendre.

Et je me disais « je suis jeune! Est-ce que j’ai vraiment les épaules pour ça ou est-ce que je me fais un doux rêve ? »

Et donc mon compagnon, qui lui me connait bien, a vu dans mon caractère et en moi des qualités de femme d’entreprise. Une certaine ténacité et motivation notamment. En effet, je ne lâche pas l’affaire, je suis rigoureuse, je finis ce que j’entreprends, …

Et comme j’aime bien les défis et je pense que rien n’est impossible cela m’a permis de dépasser mes barrières.

Une autre barrière que j’ai rencontrée c’est mon entourage. Ma famille avait très peur pour moi au début, ce qui avait plutôt tendance à me réfréner plutôt qu’à m’encourager.

Il faut donc avoir les pieds sur terre. Et prendre conseil de personnes qui sont pas de l’entourage proche (car ces derniers ne sont pas objectifs) afin de t’aider à prendre des décisions mesurées et objectives.

Quel conseil aimerais-tu donner à toutes celles qui n’ont pas encore osé se lancer ?

J’ai trouvé une solution que j’ai trouvée efficace afin de m’affranchir de mon entourage qui me freinait à cause de ses peurs : je me suis faite accompagner par une couveuse d’entreprise donc par des personnes qui ne pas brouillées par l’affect.

Un autre conseil : suivez votre instinct. Ça paraît très bateau mais je fonctionne beaucoup comme ça. Et parfois, notre instinct nous dit de recommencer, c’est rageant mais il m’est arrivé de ne pas suivre mon instinct et je m’en suis mordu les doigts.

Par exemple, au lancement, quand j’ai fait les étiquettes de mes produits, j’ai tout payé et après je me suis dit que ça ne me plaisait pas. En même temps, je me disais « mince, j’ai payé et ce serait du gaspillage ». Mais je me suis écoutée,  j’ai tout fait refaire et j’en suis ravie ! J’ai gardé les anciennes étiquettes en me disant que je raconterai l’anecdote plus tard.

S’il y a une petite voix intérieure, généralement c’est celle-là qu’il faut écouter.

Pour ma part, ça ne m’a jamais fait défaut. On est souvent déçu quand on suit les conseils des autres, rarement son instinct (autres dans le sens de son entourage proche, au contraire des personnes compétentes. Et objectives 😉 )

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Voici également quelques images de ses produits phares :

J’espère que ce témoignage vous a inspiré 🙂

A bientôt pour de nouveaux articles dans Elles l’ont fait!

Crédit photo de la couverture : Virginie Delaby

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